Jean-Louis Pech, président de la FIEV, tire la sonnette d’alarme : « Les craintes que nous avions se confirment. La production automobile en France reste à un niveau extrêmement faible, et nous allons vers une réduction inéluctable des effectifs dans le secteur. »
Avec 1,34 million de véhicules assemblés en 2024, la production a connu un net recul. Ce repli, combiné à une perte de compétitivité en Europe, menace l’avenir de nombreux sous-traitants. « Les grands groupes constatent une surcapacité en Europe et réfléchissent à fermer leurs sites les moins rentables », explique Jean-Louis Pech.
Face à la pression croissante des constructeurs sur les prix, il appelle à une approche plus souveraine : « La Commission européenne étudie un niveau minimum de contenu local dans les véhicules vendus en Europe. C’est une piste à défendre, même si certains industriels restent opposés. »
Quant aux alternatives, notamment la défense, il reste prudent : « Se diversifier exige des investissements lourds, mais les entreprises en crise peinent à obtenir des financements. » Un constat préoccupant qui sera détaillé lors d’une conférence de presse dans quelques jours.